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Le 7 mai 1954, tombait le camp retranché de Dien Bien Phu.

L’Union Nationale des Parachutistes s’associe à toutes les associations d’Anciens combattants d’Indochine pour raviver le souvenir de nos anciens morts pour la France en Indochine et en ce jour à ceux tombés durant les 57 jours de la bataille de Dien Bien Phu.

UNE IMAGE...

UNE HISTOIRE.

DIEN BIEN PHU, 13 mars 1954.

L’image

 

Image quasi iconique aujourd’hui de la bataille de Dien Bien Phu, cette photo a été prise le 13 mars 1954, quelques heures avant le déluge d’artillerie qui devais marquer le début de 56 jours et 56 nuits de bataille. Sur ce cliché, le photographe s’est attaché à mettre en relief d’une part le terrain, déjà délabré et retourné, ne fournissant aux combattants qu’une piètre protection et d’autre part LE combattant lui-même qui fait face à l’adversité et s’installe comme il peut en attendant de bouger vers une autre position comme en témoignent les paquetages sur les parapets du boyau.
Les deux soldats au premier plan fixent le photographe et par la même le lecteur qui ne peut qu’à son tour s’interroger sur leur destinée et franchement se poser la question : « Que sont ils devenus ? » Pour le lecteur de 1954, cette image n’est pas sans rappeler celle des tranchées de la Grande Guerre. Rétrospectivement, le sacrifice et l’héroïsme y seront comparables et dans l’opinion, Dien Bien Phu deviendra un Verdun asiatique malheureusement privé de sa Voie Sacrée. 
Bientôt 65 ans après, ce cliché suscite toujours l’interrogation ; le reporter-photographe du SPI a bien rempli sa mission…

 

L’histoire

Cette photo a été prise dans le boyau d’accès au PC du 8e BPC sur la position Epervier, au pied de « la douche à Tourret ».
Edifice remarquable,  le fut de 200 litres perché sur son restant de tronc d’arbre était approvisionné tous les jours par une corvée d’eau qui allait jusqu’à la Nam Youm en cheminant (ce coup ci) à travers de profondes tranchées. Ce petit confort cessera avec le début du siège tout comme la toilette et la lessive dans la rivière pour le reste du bataillon… Ne l’oublions pas, le 8e Choc est sur place depuis le 20 novembre 1953, presque 4 mois où le capitaine Tourret a fait installer son bataillon dans la durée entre des opérations plus ou moins lourdes ou longues et une sorte de vie de garnison avec ses échanges, ses corvées et même ses préparations aux examens. La position Epervier se situait sur la partie Sud-Est du terrain d’aviation, dans un coude de la Nam Youm. Sa proximité avec les mortiers de 120 du Lieutenant Bergot et les 105 du Lieutenant Brunbrouck lui vaudra de « recevoir » les  erreurs de tir des artilleurs vietminh, acharnés à réduire ces tubes qui ne se tairont jamais. La section est visiblement en attente pour partir sur une autre position. Les casques US sont sur la tète et l’armement individuel à portée de main tel le MAS 36 CR39 au premier plan. Ces hommes ne le savent pas encore mais cette nuit Béatrice sera submergée, la nuit suivante sera le tour de Gabrielle. L’inquiétude des regards est bien fondée. Les sacs Bergam sont chargés de tout l’impédimenta nécessaire, on peut noter un jungle pack camouflé US sur le haut du parapet. En ce mois de mars, les tenues sont toujours de type disparate et proviennent des surplus anglais ou américains de la seconde guerre mondiale, mêlant des pantalons windproof anglais (plus connus sous le nom de « peau de saucisson ») à des vestes camouflées US ou USMC, à des blouses windproof anglaises voire à des blouses « Denison Smock » elles aussi britanniques. Il est à noter qu’au moment du saut sur DBP en novembre, alors que les autres unités parachutistes percevaient les premières tenues camouflées françaises homogènes (TAP 47/52), le 8 recevait une dotation flambant neuve de blouses « Denison Smock » de surplus. Cette blouse caractéristique et les casquettes chères au Commandant Tourret auront pour effet de rendre le parachutiste du 8e Choc facilement identifiable.
Notre 8 fera la bataille de bout en bout, tout comme le 1er BEP et disparaitra lui aussi emporté dans cette tourmente. N’ayant jamais pu bénéficier du rééquipement, à l’inverse des autres bataillons, le 8e Bataillon Parachutiste de Choc sera la seule unité parachutiste en Indochine a ne jamais avoir porté au combat une tenue française…


Au soir du 7 mai, après 56 jours et 56 nuits de siège, qu’en est-il des 656 qui sautèrent le 20 novembre ?
Les survivants de cette section -combien étaient-ils - devront se préparer à une autre bataille, celle pour leur survie dans les geôles du vietminh communiste.

7 sur 10 ne reviendront pas et leurs noms sont aujourd’hui gravés en lettres d’or sur la pierre noire du monument dans la cour du quartier.

Puissent ces quelques lignes leur rendre hommage.


 

 

                                                                                                             Peaudsauss1

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Récit des combats menés au Tchad  dans les années 1970 ..

par des officiers et sous officiers des trois armées ...  sans oublier la participation de l'Armée de l'Air ..

thu-lé - Chant para
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Chant PARA - Gloria
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