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Reportage sur Les aventures Himalayenne

du porte drapeau de l’Amicale du 8° RPIMa et 7° RPCS

le Cne. (H.) Jean-Pierre SCHICKLER

Himalaya

2013

 

Himalaya

2016

Himalaya

2019

LIBRE OPINION du général (2s) Bernard MESSANA
 

 

Cela pose très clairement la question de la confiance à accorder nos politiques, et celle de la légitimité / légalité.

 

Le 2 Décembre 1957 se tenait à la Sorbonne la soutenance d’une thèse dont l’auteur, Maurice Audin, était absent. L’historien Michel Winock, étudiant à cette époque, assistait à la séance. Il évoque aujourd’hui dans les colonnes d’un grand quotidien régional (1) l’émotion qui avait envahie l’assistance quand le Président de séance, conformément à la règle, avait posé la question : « M. Audin est-il là ? ». Emotion encore lors des conclusions du jury de thèse demandant de ne pas applaudir, et de faire une minute de silence. 

« Cette soutenance de thèse in absentia, c’était (…) la plus digne des protestations que l’Université pouvait élever contre les crimes du pouvoir militaire et les silences du pouvoir politique, dont un des siens, un jeune savant de 25 ans, venait de tomber victime » écrit M. Winock. Cette évocation sensible et sincère illustre toutefois de façon exemplaire l’impossible réconciliation des mémoires à laquelle a souhaité œuvrer la déclaration du président de la République du 13 Septembre sur l’ « affaire Audin ». Cette déclaration a reconnu pour la première fois la responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin. Elle reconnaît aussi qu’il  été torturé, estimant « possible » son décès sous la torture. Mais pour les médias qui s’emparent de l’événement, la cause est entendue. Audin, arrêté le 11 Juin 1957, disparu le 21, est bien mort sous la torture ou assassiné à l’issue. D’ailleurs des témoins ou des exécutants l’avaient déjà affirmé. Certains voient donc dans cette déclaration une sorte de demande de pardon de l’Etat. D’autres parlent de réhabilitation, transformant Audin en victime héroïque. Rien pourtant dans la déclaration présidentielle n’autorise ces interprétations. Elle précise en effet clairement qu’Audin, membre d’un Parti communiste algérien interdit qui soutenait la cause indépendantiste, faisait partie de « ceux qui les aident dans la clandestinité ». Toutefois, l’absence d’évocation du contexte relativise le constat. Elle peut en effet laisser penser que le PCA, tout en ayant choisi la cause du FLN, ne lui accordait qu’une sorte de soutien doctrinal coupable certes, mais comparable à celui que le PCF avait pratiquée pendant notre guerre d’Indochine. Il n’en était pas ainsi à Alger. En 1957, tout membre du PCA  passait pour un terroriste en puissance. Car personne n’avait encore oublié l’aspirant Maillot, membre du PCA, déserteur avec un stock d’armes, et abattu en Juin 1956. Personne n’avait non plus oublié Iveton, membre du PCA, déposant une bombe dans les vestiaires de sa société, - elle n’explosera pas-, et guillotiné en Février 1957. Dans ce contexte, Audin, membre du PCA, est pour les militaires qui l’arrêtent, une source probable de renseignements. La déclaration présidentielle reconnaît également, de façon claire, l’usage de la torture par les forces militaires engagées. En effet, impuissant à contrer la vague d’attentats terroristes frappant Alger, le Ministre résident avait, dès Janvier 1957, confié aux militaires les missions de rétablissement de l’ordre. C’est donc à partir des fichiers de police que les militaires identifieront les suspects, et les arrêteront pour les interroger. Le général Massu, commandant les Forces engagées, assumera totalement la pratique, si nécessaire, d’interrogatoires poussés qu’il qualifiera de « Question par force » ; « une arme considérée comme légitime dans cette guerre là, en dépit de son illégalité », précise la déclaration présidentielle. Face au terrorisme, qui est « cette guerre là », qui ne respecte aucune légalité, le commandement militaire assumait donc l’illégalité de certaines de ses procédures, les considérant comme un mal Le président de la République, en visite à Alger en Décembre 2017, avait rétorqué à un jeune algérien qui l’interpelait sur la guerre d’Algérie : « Mais vous n’avez jamais connu la colonisation ! Qu’est-ce que vous venez m’embrouiller avec ça ? »

 

C’est la question que, par respect pour la fonction présidentielle, personne ne posera au Président.   

 Mais beaucoup y penseront en silence, pendant plus d’une minute. Et ce sera là la plus digne des protestations que ceux qui ont vécu et fait cette histoire tragique pourront élever contre son récit tronqué à des fins insondables.

 Bernard MESSANA
Officier général (2s)

Mes chers amis de l'UNP 810

Profitant de la grande résonance que donnent les réseaux sociaux, en particulier aux faibles qui veulent sans risque diffuser de fausses ou désobligeantes nouvelles,  viennent de publier sur internet des messages critiquant avec violence et nommément les dirigeants de notre association.

Que refusent ces contestataires ?

-          L’abandon par notre association de toute action politique et le respect de nos statuts qui ne prévoient en aucune façon l’appartenance ou l’assimilation de l’UNP à une milice, un parti ou tout autre cercle politique, et par conséquent n’autorisent aucune prise de position dans ce domaine.

-          Le rapprochement entre l’Armée d’active et l’UNP comme cela s’est concrétisé par notre participation massive aux cérémonies de la dernière St Michel à Paris, et comme cela est souhaité par le commandement et la plupart d’entre nous. L’UNP sort du superbe isolement où elle s’était maintenue si longtemps.

-          La volonté d’Union de la famille para, la coopération et l’amitié avec la FNAP et les autres associations patriotiques comme cela s’est traduit par la co-rédaction et la co-signature par l’UNP de la lettre envoyée au Président de la République au sujet de l’affaire Audin par le président du Comité National d’Entente dont l’UNP est membre actif.

Alors oui, nous, dans les sections départementales, nous soutenons le Président national et notre Conseil d’Administration qui ont décidé de :

-          Redonner une image crédible, moderne, attrayante et en accord avec notre époque à notre association. Celle-ci ne peut plus et ne doit plus apparaître seule, radicale, isolée, extrémiste et hors du temps.

-          Préparer l’Avenir pour nos jeunes paras actuellement en opération, et les soutenir de toutes les façons possibles en reconnaissant que malgré leurs différences ils sont aussi bons, que leurs Anciens.

-          Renforcer la cohésion entre les différentes générations du feu plutôt que les opposer.

-          Permettre aux autorités civiles locales de disposer avec l’UNP de témoins respectables et sachant trouver les bons mots et les bonnes manières pour expliquer les combats passées des paras et pour susciter l’adhésion de la jeunesse d’aujourd’hui à la notion de Patriotisme.

Les détracteurs de notre association n’ont donc pas hésité à la salir,  les sections de l’UNP, et avec nos dirigeants, nous nous tournons vers le futur et vers nos jeunes paras qui sont les dignes héritiers et l’avenir de notre association. 

Baptême de la section ADC. RAOUL 

Bonjour à tous

Veuillez trouver ci joint un message du Président National

 

" Le Président de la République a rouvert des plaies douloureuses en évoquant la mort de M. AUDIN.

La communauté des anciens combattants se devait de réagir de façon appropriée aux termes employés par le Président. Bien que n'ayant pas été directement nommés dans la déclaration présidentielle les anciens paras de l'UNP tiennent à se manifester dans une démarche crédible et commune. 

Notre association, membre du Comité National d'Entente (CNE), a donc participé à la rédaction et à contresigné la lettre adressée par le général Dary, président du CNE, au Président de la République. 

Cette lettre vous est communiquée en information. 

La sagesse nous commande de rester dans le cadre de cette initiative commune. Toute surenchère ne saurait qu'amplifier les douleurs toujours présentes de nos frères d'armes ayant connu cette époque, et serait naturellement déformée pour une récupération politique par les uns ou des autres. 

Demeurons fiers de l'action des Parachutistes en tous lieux et tous temps. "

 

Général (2S) P. CAILLE 

Président de l'UNP

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